Le livre et l’autrice
Quatrième de couverture : « Bois sauvage, Mississipi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie trop vite sur une terre oubliée, enceinte, elle ignore encore qu’une tornade va frapper la Louisiane dans dix jours. C’est Katrina, la mère de tous les ouragans, qui telle Médée est venue semer la désolation… » (pour une fois, je n’avais pas assez d’idées pour résumer l’œuvre à ma façon).
Éditions : 10/18
Pages : 312
Jesmyn Ward est une romancière Américaine, née en 1977 en Californie mais élevée dans l’état du Mississippi. Issue d’une famille nombreuse, elle sera la première de sa fratrie à bénéficier d’une bourse pour l’université de Stanford. En 2005, elle obtient un Master of fine Arts de l’Université du Michigan.
Sur le plan littéraire, elle se fait d’abord remarquer avec sa première œuvre Ligne de fracture, parue pour la version originale en 2008 puis elle remporte à deux reprises le National Book Award pour Bois Sauvage paru en 2011-2012 et Le Chant des revenants paru en 2017 pour la VO et traduit en Français en 2019.
Jesmyn Ward est aujourd’hui professeure de création littéraire à l’Université de South Alabama à Mobile. (Sources : Wikipedia, Babelio).
Mon ressenti
J’ai abandonné. La narration se fait à la première personne, via le personnage de Esch et s’étale sur douze jours, comprenant l’avant, le pendant et l’après Katrina. Le style de l’autrice est plutôt poétique, contrastant avec la misère décrite dans son récit.
En ce qui concerne le fond, nous avons donc Esch, jeune adolescente de quatorze ans, seule fille d’une fratrie de quatre enfants. Autour d’elle, gravitent Randall, son frère aîné, Skeeter le cadet et Junior le petit dernier. Ils ont perdu leur mère et essaient tous de s’en sortir comme ils le peuvent dans un environnement assez pauvre avec un père brisé par la perte de sa femme quelques années plus tôt.
Skeeter possède une chienne, China, qui fait partie intégrante de la famille et il en prend grand soin car c’est grâce aux combats de chiens auxquels elle participe qu’il peut ramener un peu d’argent à la maison. Randall est plutôt bon en basket et espère être sélectionné pour intégrer une équipe. Junior quant à lui essaie de trouver sa place dans cette fratrie, ce d’autant plus qu’il n’a pas connu leur mère.
Esch s’est entiché d’un ami de Randall, Manny avec qui elle a des rapports sexuels réguliers, théoriquement protégés mais elle finit par tomber enceinte. Celui-ci ne la voyait que comme un plan c**, ayant déjà sa petite amie officielle. Et puisque Esch est connue dans le coin pour avoir eu des rapports avec d’autres amis de son frère, Manny ne reconnait pas cette grossesse.
Bref, l’ensemble est donc plutôt chaotique et j’ai fini par laisser tomber. Je n’étais peut-être pas la cible de ce récit. Je retenterai une œuvre de Jesmyn Ward plus tard. Le fait qu’elle ait été primée à deux reprises n’est pas anodin. Son écriture est très belle mais j’avais l’impression de tourner en rond dans la tête et les pensées de Esch. Je publie rarement des articles sur des œuvres abandonnées mais cela ne fait pas de mal de temps en temps. La vie de lecteur/lectrice n’est pas toujours faite que de beaux moments/coups de cœur. Il est disponible ici pour ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure.
Pour ma part, je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Dans l’intervalle, prenez soin de vous.
Bisous.



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