Le livre et l’autrice
Zola, jeune femme Noire née à Kinshasa mais ayant grandi en France vit à Paris une existence quasi rêvée. Entourée d’amies fidèles, en relation avec celui qui semble être l’homme parfait, et propriétaire d’un café littéraire où elle peut également exposer ses créations de mode, tout allait bien jusqu’au coup de massue qui la mettra à terre. Elle devra alors puiser dans des ressources insoupçonnées pour se relever.
Éditions : Fleuve Éditions
Pages : 157
Nicholle Kobi est une artiste et illustratrice Franco-Congolaise (Congo Kinshasa), qui s’est fait connaître sur Instagram et qui met à l’honneur la femme Noire dans ses dessins. Les Noires Parisiennes est un roman graphique qui a vu le jour en 2022. Elle a travaillé sur Ta berceuse, une œuvre jeunesse, en collaboration avec Nathalie Wyss. (Source : quatrième de couverture et Google).
Mon ressenti
Un agréable moment de lecture sans plus. La narration est faite à la première personne et puisqu’il s’agit d’un roman graphique, on en prend plein la vue avec les nombreuses illustrations colorées de l’autrice. Son talent est indéniable.
Par rapport au fond maintenant, on fait la connaissance de Zola Matund, une Parisienne, d’origine Congolaise, entourée de quatre jeunes femmes, des amies de longue date, Noires ou Métisses, vivant également à Paris. Comme je le mentionnais dans le résumé plus haut, la vie professionnelle et personnelle de Zola (à l’exception de sa relation avec son père) semblait au beau fixe avant que tout ne s’écroule comme un château de cartes.
On la suit dans sa reconstruction avec des thèmes comme le retour aux sources de l’enfant du pays qui n’y était pas allé depuis un moment ; les amitiés solides et authentiques qui vous portent lorsque vous êtes au plus bas ; les relations amoureuses entre deux personnes issues de pays différents ; la relation grand-parent/petit-enfant ; la poursuite de ses rêves mais aussi les questions de discrimination et de racisme en tant que femme Noire en France et la gestion d’une double culture lorsqu’on n’est pas complètement accepté d’un côté comme de l’autre du monde dans lequel on évolue.
D’ailleurs, son parcours la mènera à la rencontre de personnes Noires qui préfèrent rejeter leur identité voire dénigrer d’autres personnes leur ressemblant pour se faire une place dans la société Française/Parisienne, en oubliant un peu vite qu’elles sont elles-mêmes Noires et que cela pourrait leur porter préjudice…
Je ne me suis pas reconnue dans le vécu de Zola. Peut-être parce que contrairement à elle, je suis arrivée en France à l’adolescence, après avoir grandi dans un milieu où on ne m’a jamais fait sentir que je n’étais pas à ma place. J’ai eu la possibilité de me construire un minimum. Elle, de son côté a dû composer avec le fait de grandir en tant que Noire dans un environnement majoritairement Blanc, illustrant l’exemple de ce que vivent ceux qu’on peut appeler « Afropéens ».
Par ailleurs, certains développements m’ont semblé prévisibles et quelques clichés ainsi que des éléments de langage m’ont dérangé. Comme l’utilisation du terme « bled » pour désigner leur pays d’origine par les personnages par exemple. J’ai découvert également ce mot et son corollaire « blédard » en arrivant en France et je trouvais (je trouve toujours d’ailleurs) qu’ils avaient une touche de dénigrement dans la façon dont ils sont utilisés. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le terme « bled » désigne une « localité isolée ». Et je refuse qu’on considère les pays d’Afrique comme des « localités isolées ».
En somme, ce fut relativement plaisant, mais cela ne me marquera pas. Cela change de mes lectures habituelles et c’est toujours intéressant de sortir de sa zone de confort. Je pense que c’est le type de lecture idéale pour les vacances ou pour un moment où on n’a pas envie de se prendre la tête. Je trouve que les romans graphiques/bandes dessinées ont cet aspect « reposant » dans la mesure où l’imagination du lecteur/de la lectrice ne travaille pas (ou peu) pour se représenter les personnages et les lieux. C’est un cadeau d’une amie et je la remercie encore une fois (si tu passes par ici) pour l’attention. Les Noires Parisiennes est disponible ici.
Je vous dis à bientôt pour un nouvel article. Dans l’intervalle, comme d’habitude, prenez soin de vous.
Bisous.



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