La jeunesse togolaise đŸ‡č🇬: que faire? – Petites pensĂ©es #1

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Bonjour les amis,

Nous nous retrouvons ce jour pour un nouvel article. Comme indiquĂ© dans le dernier postĂ©, mon rythme de publication pour ce mois n’est pas vraiment dĂ©fini et surtout il faut bien que je propose du contenu pour les catĂ©gories qui Ă©taient vides jusqu’Ă  prĂ©sent. Nous y voilĂ  donc avec le premier article oĂč j’exprime un peu mon ressenti par rapport Ă  un sujet.

Sans plus tarder, commençons. Pour replacer les choses dans leur contexte, je suis une jeune togolaise de 21 ans maintenant, nĂ©e et ayant grandi Ă  LomĂ© jusqu’Ă  l’obtention de mon bac avant de m’envoler pour la France afin de poursuivre mes Ă©tudes en MĂ©decine. Le Togo est un petit pays et ce que l’on appelle communĂ©ment « pays en voie de dĂ©veloppement ». Les richesses n’y manquent pas.

On pourrait noter par exemple, les cultures vivriĂšres de cafĂ©, cacao, coton qui sont des denrĂ©es premiĂšres. La prĂ©sence du littoral, des cascades dans la rĂ©gion des plateaux, du parc national un peu plus au nord, entre autres, contribue au dĂ©veloppement et au maintien du tourisme. Ou encore les ressources miniĂšres, notamment le phosphate qui constitue un pilier de l’Ă©conomie togolaise (d’ailleurs le Togo est le cinquiĂšme producteur mondial de phosphates).

Et pourtant, tout le monde n’y a pas la chance de pouvoir vivre dĂ©cemment chaque jour. La diffĂ©rence entre les diverses classes sociales est telle que dans le mĂȘme pays vous trouverez des gens qui peinent Ă  avoir ne serait-ce que deux repas par jour et d’autres qui vivent dans des maisons semblables Ă  des palaces avec des domestiques, gardiens et j’en passe.

La vie dans la capitale LomĂ© n’est pas aisĂ©e pour tous. Pour ma part, mĂȘme si je savais cela, je n’en Ă©tais pas particuliĂšrement touchĂ©e. J’ai la chance de faire partie d’une famille qui vit bien (sans que cela ne soit excessif), de pouvoir Ă©tudier et mĂȘme de vivre en France. Je savais que beaucoup de jeunes comme moi rĂ©ussissaient tant bien que mal Ă  accĂ©der au baccalaurĂ©at puis poursuivaient ensuite leur cursus dans notre UniversitĂ©, UniversitĂ© de LomĂ© (UL) qui n’est pas trĂšs reluisante, obtenaient un diplĂŽme (dans des conditions assez difficiles aussi) pour finalement se retrouver Ă  ne rien faire Ă  la maison.

Ainsi, pour beaucoup de ces jeunes (de plus en plus maintenant), la voie qui s’offre Ă  eux est celle du mĂ©tier de chauffeur de taxi-moto, communĂ©ment appelĂ© par nous togolais « ZĂ©midjan » ou « Zed »; un mĂ©tier Ă  risques (accidents de la voie publique) et qui ne rapporte pas forcĂ©ment assez pour nourrir une famille.

Aujourd’hui je vous parle de tout cela parce que rĂ©cemment, un ĂȘtre cher Ă  mon cƓur, m’a fait parvenir une vidĂ©o qui suivait le quotidien de l’un de ces ZĂ©midjan. Je vous mettrai le lien de la vidĂ©o Ă  la fin de l’article. Et lĂ , j’ai rĂ©ellement pris conscience de ce que pouvait ĂȘtre le vĂ©cu de ces jeunes.

Le jeune homme dans la vidĂ©o, diplĂŽmĂ©, se retrouve parfois avec environ 600 francs CFA par jour comme recettes. 600 francs CFA ne font mĂȘme pas un euro. Imaginez-vous vivre avec moins d’un euro par jour? Ou encore subvenir aux besoins d’une famille avec une somme pareille? Je pense que la rĂ©ponse serait non. Et pourtant, c’est ce que certains vivent. Et ces jeunes ne sont pas aidĂ©s par le systĂšme actuel du Togo. Heureusement, dans certains cas (comme dans la vidĂ©o), les concernĂ©s arrivent Ă  s’en sortir grĂące Ă  une entraide mutuelle.

Je voulais donc mettre en lumiĂšre cet Ă©tat des choses, Ă  mon avis inconnu ou du moins sous-estimĂ© par une partie des togolais qui « vivent bien ». Avant de quitter mon pays, je me disais que j’aimerais contribuer Ă  son dĂ©veloppement, plus dans le domaine sanitaire, mĂ©dical Ă©tant donnĂ© que je fais des Ă©tudes pour devenir mĂ©decin. Mais aprĂšs visionnage de cette vidĂ©o, je me suis rendu compte qu’il Ă©tait vraiment urgent d’investir dans la jeunesse, de crĂ©er des emplois, puisqu’au final, c’est la jeunesse qui tient le futur du pays entre ses mains.

Ceci dit, c’est bien beau de vouloir faire bouger les choses mais il est nĂ©cessaire de rappeler que ce n’est pas aisĂ©. En partie avec le rĂ©gime politique actuel (si vous suivez un peu l’actualitĂ© Africaine de façon gĂ©nĂ©rale et l’actualitĂ© Togolaise en particulier, vous avez dĂ» entendre parler des derniers Ă©vĂ©nements) mais aussi Ă  cause des problĂšmes de corruption. Il faudra s’accrocher pour faire bouger les choses.

ConcrĂštement, Ă  ce jour, je n’ai aucune idĂ©e Ă  proposer pour appuyer mes dires mais j’espĂšre par cet article amener quelques personnes Ă  s’intĂ©resser au sujet et agir si elles le peuvent. Ou alors si vous avez des noms d’associations qui agissent dans le domaine de la promotion de la jeunesse, n’hĂ©sitez pas les mentionner dans les commentaires pour qu’elles gagnent un peu plus en soutien et en visibilitĂ©.

J’aimerais prĂ©ciser que « cet appel » n’est pas valable que pour le Togo. Si jamais vous avez l’occasion de contribuer au dĂ©veloppement d’un pays Africain mĂȘme s’il ne s’agit pas du vĂŽtre en premier, allez-y. On ne sait jamais, un projet dĂ©butĂ© dans un pays A pourrait avoir assez de retombĂ©es positives pour dĂ©boucher sur son extension aux pays voisins.

Sur ce, je m’arrĂȘte ici et je vous laisse avec la vidĂ©o.

Prenez soin de vous et Ă  bientĂŽt.

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